Yes, we can!

Peut-on accueillir plus de réfugiés en Europe ?

C’est la question que pose le Conseil Européen pour les Réfugiés et les Exilés (ECRE) ; et, pour les 77 ONG qui en sont membres, la réponse est bien évidemment « oui ».

Seulement, c’est la crise et l’image des réfugiés est au plus bas en Europe. Si l’on en croit les plus extrémistes, nous serions même à deux doigts de l’invasion terrestre et / ou maritime !

Face à la propagation des préjugés, l’ECRE ne pouvait rester inactif. En avril 2013, il décide de lancer une vaste contre-offensive. Il diffuse un film choc, n’hésitant pas à utiliser les ressorts du film d’horreur pour être plus percutant. Et ça marche ! Quand le tapis rouge se transforme en rivière de sang, c’est un uppercut que l’on reçoit au cerveau… On est dans le concret et on prend soudain conscience du véritable destin qui attend les exilés renvoyés chez eux.

Sur le plan de la communication, il n’y a rien à dire, car le procédé utilisé par l’agence McCann est très efficace. Pourtant, on aurait aimé que le film fasse aussi appel à la raison. C’est l’ignorance qui nourrit l’hostilité aux réfugiés ; et, pour lutter contre des craintes irrationnelles, il importe aussi de mettre les points sur les i.

Alors, si, comme moi, vous ne savez pas que le Pakistan accueille dix fois plus d’exilés que la France, il est temps de vous rendre sur le tumblr de la campagne ! Vous y trouverez quantité de données intéressantes et changerez peut-être votre regard sur la question du droit d’asile…

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Bonnes résolutions

Ça y est, c’est la nouvelle année ! Et si, pour 2014, nous prenions quelques bonnes résolutions, utiles pour la planète ?

Vous n’avez pas d’idées ? Rendez-vous sur la page Facebook de WWF. Depuis le 24 décembre, l’organisation écologique nous propose quelques bonnes idées pour protéger les espèces en danger, préserver les ressources en eau potable et encourager les énergies renouvelables. Au total, 5 résolutions pour rendre le monde meilleur !

Sur le plan de la communication, l’association utilise un procédé relativement classique : des photos superbes, des phrases courtes, le « je » de l’engagement personnel et une incitation à soutenir publiquement ces causes.

Si l’on aurait aimé que WWF nous en dise un peu plus sur les problématiques qui sont en jeu, il faut reconnaître que sa force de frappe est impressionnante. 1,4 millions de fans suivent sa page Facebook ; et chaque photo a été likée en moyenne 4 000 fois.

Rares sont les organisations qui peuvent en un seul clic toucher autant de personnes dans le monde !

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It’s not happening here. But it’s happening now.

Hier, mardi 10 décembre, le monde célébrait les droits de l’Homme. C’est l’occasion pour nous de revenir sur la campagne choc qu’Amnesty International a lancée dans les rues de Zurich en mai dernier.

Au programme : 200 affiches montrant des scènes de « violence ordinaire » en Irak, en Chine, au Soudan ou encore à Guantanamo. On y voit un enfant au visage ensanglanté ; un autre, famélique, semble chercher de l’or ou des pierres précieuses ; d’autres nous font face, armés jusqu’aux dents. Et, comme Amnesty a pour vocation de défendre les droits de l’Homme, il y a aussi des images très dures de torture ou d’exécution.

C’est quoi la nouveauté, me demanderez-vous ? Amnesty n’est pas novice en matière de guérilla communicationnelle ; et la plupart de ses campagnes sont autant d’électrochocs dans notre inconscient politique.

Ce qui est brillant ici, c’est que l’association a recours à la technique du trompe-l’œil ; et c’est très efficace ! L’image est tout simplement placée sur une vitre transparente et ajustée à son environnement réel. Résultat : toute distanciation – qu’elle soit géographique ou temporelle – est impossible et on a l’impression dérangeante que ces scènes insupportables se déroulent juste sous nos yeux…

Amnesty voulait favoriser la prise de conscience et stimuler le débat ? Et, bien, c’est réussi !

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Changez !

Un film poétique pour encourager le grand public en Inde à changer d’attitude et à jeter ses ordures à la poubelle…

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Dépolluons la mode !

En Chine, 70 % des rivières et des lacs sont pollués, et l’on trouve des substances toxiques dangereuses jusque dans les nappes phréatiques. A qui la faute ? En partie, aux usines de textile, qui utilisent des produits chimiques pour fabriquer les vêtements qui seront ensuite vendus dans les pays développés.

Pour Greenpeace, la situation est grave, et, depuis deux ans, l’association tire inlassablement la sonnette d’alarme. Elle a commencé par faire pression sur les marques de sport en 2011 avant de se tourner l’an dernier vers le prêt-à-porter. En mars 2012, ses équipes analysent 141 articles de 20 marques de vêtements grand public. Elles y constatent la présence récurrente d’éthoxylates de nonylphénol (NPE), connus pour leurs dommages sur la fertilité. Phtalates et autres substances cancérigènes sont également au rendez-vous…

Neuf mois plus tard, Greenpeace déclenche une guérilla réputationnelle sur Internet. Première victime : Zara, leader mondial de la mode. A l’appel de l’association, les internautes se mettent en ordre de bataille : 300 000 personnes signent la pétition « Detox Zara » ; plus de 40 000 relayent la campagne sur leur compte Twitter ; et des milliers d’autres interviennent directement sur la page Facebook de la marque. A cela s’ajoutent des actions chocs sur le terrain : près de 700 volontaires Greenpeace manifestent devant les magasins Zara d’une vingtaine de pays.

Huit jours après le démarrage de la campagne, l’entreprise cède à la pression de la toile. Levi’s et Victoria’s Secret suivront le mouvement après avoir subi également les foudres de Greenpeace. Soucieuses de préserver leur réputation, toutes s’engagent à demander des comptes à leurs fournisseurs, à rechercher des alternatives non toxiques et à respecter le principe de précaution.

Et Greenpeace poursuit le combat. Depuis le début de l’année, ce sont les marques de luxe qui sont dans sa ligne de mire…

La vidéo de la campagne 2012 :

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Un Terrien sur 3 sans toilettes…

Tous les ans depuis 2001, on célèbre le 19 novembre la Journée mondiale des toilettes.

Cette année, Water.org, une ONG qui travaille sur les problématiques d’accès à l’eau, a réalisé un petit film viral interactif qui se présente sous la forme d’un quizz. A chaque question / affirmation, Matt Damon nous fait prendre conscience que l’assainissement de l’eau est un enjeu majeur de santé publique et que construire des toilettes, ça peut sauver des vies. Beaucoup de vies.

En effet, la Journée mondiale des toilettes, c’est l’occasion de rappeler que 2,5 milliards d’individus sont privés de sanitaires ; que 1,1 milliards d’entre eux n’ont d’autre choix que de déféquer dans la nature ; que le choléra, la typhoïde, la légionellose et autres maladies hydriques sont directement liés à la contamination de l’eau par les excréments ; qu’enfin, la diarrhée cause chaque année la mort de 2 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde. Mais la privation de toilettes, ce sont aussi des enjeux sociaux importants. Et, comme souvent, les premières victimes, ce sont les femmes qui, à l’âge de la puberté, doivent renoncer à aller à l’école ou sont victimes d’agressions quand elles partent se soulager dans la nature.

Malgré quelques améliorations – aujourd’hui, 63% de la population mondiale a accès à des toilettes améliorées contre 49% en 1990 –, la situation reste encore très préoccupante en Afrique subsaharienne et dans le sous-continent indien. A tel point que les initiatives se multiplient. A Madagascar, le GRET soutient des petites entreprises qui vendent des toilettes à des ménages défavorisés. Il accompagne également les personnes qui vidangent les fosses septiques et qui sont souvent l’objet d’un rejet social. Au niveau mondial, la Fondation Bill & Melinda Gates a lancé un concours pour créer les toilettes de demain – des toilettes bon marché, écologiques et qui n’ont pas besoin d’être reliées au tout à l’égout. 8 projets ont été sélectionnés en août 2012 ; et la Fondation a investi 62 millions d’euros pour développer les prototypes.

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L’Afrique se mobilise pour la Norvège !

Une vidéo satirique très réussie pour dénoncer les clichés misérabilistes qui irriguent les collectes de dons sur l’Afrique…

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Appel aux volontaires

Cette semaine, Com-H continue son tour des campagnes solidaires du premier semestre 2012, avec le film de Planète Urgence.

En juin dernier, alors que le pays s’apprêtait à partir en vacances, Planète Urgence diffusait sur Internet un film court complètement décalé. Un traitement humoristique plutôt rare et rafraichissant dans le secteur humanitaire.

Le film montre un couple en train de visiter un musée consacré aux escargots. Visiblement trempés, l’homme et la femme ne disent rien. Ils écoutent avec un certain désarroi les affirmations absurdes du guide, telles que « l’escargot n’est pas lent ; il est impatient » ou encore « écoutez, dans les escargots aussi, on entend la mer ». Une question apparaît à l’écran et nous interpelle : « Et si vous faisiez quelque chose d’utile pendant vos congés ? ». On comprend alors que ce spot est un appel aux volontaires pour Planète Urgence. Il est d’autant plus efficace que l’on se projette aisément dans la situation…

Depuis 10 ans, l’association développe un modèle de donaction original, proposant à des particuliers de participer à des missions humanitaires de courte durée dans le cadre de leurs vacances ou d’un congé sabbatique de plusieurs mois. Chaque année, ce sont entre 600 et 800 volontaires qui partent ainsi 2 à 3 semaines sur le terrain pour mettre leur temps et leurs compétences au service de projets de développement et de protection de l’environnement.

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Avez-vous une minute pour l’eau potable?

Après une petite pause, Com-H revient sur les campagnes des ONG qui ont marqué le premier semestre 2012.

Aujourd’hui, nous évoquons la campagne sur l’eau insalubre menée par Solidarités International en février-mars dernier. Comme tous les ans, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau, l’ONG urgentiste a dénoncé le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le monde. En 2012, Solidarités a réussi son pari grâce à une campagne virale originale qui a su mobiliser opinion et pouvoirs publics.

« Chaque minute, 7 personnes meurent victimes de l’eau non potable. Il n’y a plus une minute à perdre ! »

Un slogan choc pour rappeler que l’accès à l’eau reste un problème majeur de santé publique. Depuis la reconnaissance en 2010 par l’ONU de l’accès à une eau potable, salubre et propre comme un droit fondamental, peu de progrès ont été faits. L’eau insalubre demeure la première cause de mortalité dans le monde : elle tue chaque année près de 3,5 millions de personnes, dont 1,5 millions d’enfants. Aujourd’hui, 900 millions d’individus n’ont pas accès à l’eau et 1,2 milliards n’ont pas accès à l’assainissement. Chaque jour, ils peuvent être contaminés par une maladie hydrique (choléra, poliomyélite, typhoïde) ou une maladie liée à l’eau insalubre (paludisme, fièvre noire).

Une minute de silence pour les victimes de l’eau insalubre

Faire du bruit par le silence, tel était l’objectif de Solidarités pour sensibiliser l’opinion publique au fléau silencieux de l’eau insalubre. Pendant un mois, les internautes ont été invités à faire une minute de silence en hommage à ses victimes anonymes. Originalité de la démarche : cette minute de silence, une centaine d’internautes et de personnalités publiques l’ont filmée avec leur webcam et mise en ligne sur le site de l’opération.

Une pétition citoyenne pour interpeller les décideurs politiques

A cette démarche interactive, Solidarités a associé la démarche plus classique de l’interpellation citoyenne. Plus de 100 000 personnes ont signé la pétition en faveur de l’accès à l’eau potable pour tous. Par cette pétition remise le 13 mars au Ministre de la Coopération Henri de Raincourt, Solidarités demandait aux décideurs se réunissant au Forum mondial de l’Eau à Marseille de prendre des mesures concrètes. Et notamment : que l’accès durable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement devienne une priorité à part entière des Objectifs du Millénaire pour le Développement ; que les fonds affectés à l’accès à l’eau soient augmentés ; et que l’aide dédiée aux crises humanitaires, à la reconstruction et au développement soit renforcée.

Le temps de l’engagement ?

La campagne de Solidarités International semble avoir porté ses fruits, puisque, en conclusion du 6ème Forum Mondial de l’Eau, la France a fait de la mise en œuvre du « droit à l’eau et à l’assainissement » une priorité et posé l’objectif d’un accès véritablement universel d’ici 2030. Le gouvernement a, par ailleurs, pris des engagements chiffrés en faveur de l’Afrique et de la Méditerranée où les besoins sont les plus criants.

A voir si ces paroles seront suivies d’actions concrètes.

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Donnons aux Sahéliens les moyens de leur développement

Décembre 2011. 4 affiches de SOS Sahel sont placardées dans le métro parisien, à la station Bastille. Elles participent de la campagne annuelle de l’association lancée le 17 juin dernier, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification.

Sur ces affiches, il y a des hommes, des femmes et des enfants du Sahel. Autour d’eux, une terre vide et aride. Un panneau publicitaire se dresse devant eux, quelque peu incongru dans ce paysage désolé. Il annonce la construction prochaine d’une école, d’un centre de santé, d’une exploitation agricole et d’un réseau de distribution d’eau. Des réalisations qui ne seront possibles que « grâce à vos dons ».

Montrer ainsi les bénéficiaires de dos crée un effet de mise en abyme original, et rompt avec les codes habituels du secteur. Cette posture nous permet d’embrasser le point de vue des Sahéliens. Sans accès aux services publics de base, ils ont besoin de notre soutien, soutien qui aura des retombées concrètes sur leurs conditions de vie.

L’idée est excellente, mais les visuels choisis nous ancrent dans une vision traditionnelle de l’aide au développement, et non pas dans une logique de soutien des talents existants. Peut-être auraient-ils pu aller plus loin et montrer des Sahéliens acteurs de leur propre développement, exprimant ainsi la conviction première de SOS Sahel ?

Changement climatique et désertification

Le Sahel est une région immense, qui, du Cap Vert à Djibouti, borde le désert du Sahara. Cette région aride, l’une des plus pauvres du monde, est touchée de plein fouet par le changement climatique.

Depuis 40 ans, la région a vu ses températures moyennes augmenter de 1°C, ce qui s’est traduit par une fréquence accrue des sécheresses. Entre 1982 et 2009, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger ont traversé entre 6 et 10 périodes sèches. Ces mêmes régions, à l’instar du Niger, du Burkina Faso et du Nigéria, ont subi, à maintes reprises, des inondations plus importantes qu’auparavant.

Conjugués à une croissance démographique sans précédent – la moitié de la population a moins de 14 ans – et à l’exploitation excessive des sols, ces phénomènes climatiques ont accéléré le processus de désertification du Sahel. Chaque année, 12 millions d’hectares de terres cultivables, soit l’équivalent de la superficie de la Bulgarie, disparaissent.

Une insécurité alimentaire persistante

La désertification a un impact dévastateur sur les 180 millions de Sahéliens qui vivent de l’agriculture. Aujourd’hui, près de 50% d’entre eux vivent en-dessous du seuil de la pauvreté. Pour nourrir leur famille, de nombreux hommes partent en ville, laissant femmes et enfants au village. Les autres essaient de s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. Les éleveurs de bétail en particulier font de plus en plus le choix de l’agropastoralisme. Combinant élevage et pratiques agricoles, ils tendent à se relocaliser de manière permanente dans le sud du Sahel. Ce qui entraîne un regain de tensions avec les communautés agricoles locales et une compétition accrue pour s’approprier les ressources naturelles.

2012 s’annonce comme une année critique. Le 9 décembre 2011, l’ONU a lancé un appel pour le Sahel, s’inquiétant de l’aggravation de la crise alimentaire dans la région. L’an dernier, les précipitations ont été insuffisantes, et la production agricole mauvaise. La période de soudure, pendant laquelle les réserves provenant des dernières récoltes s’épuisent, devrait commencer en mars, et non en juin, comme c’est le cas habituellement. Le prix des aliments a d’ores et déjà augmenté de 40% par rapport à 2006. Si rien n’est fait, un million de jeunes enfants risquent de souffrir de malnutrition sévère en 2012.

La désertification n’est pas une fatalité !

Pourtant, il est possible de lutter efficacement contre la désertification. De nombreuses expériences d’agroforesterie ont été menées par des petits agriculteurs, avec le soutien d’associations locales et internationales. Elles ont prouvé que les sols abîmés pouvaient être remis en valeur.

Des barrières végétales ont été élevées pour protéger le sol de l’érosion éolienne ; des obstacles ont été construits pour réduire la vitesse de ruissellement de l’eau de pluie ; des pratiques de paillage et d’agriculture sans labour ont été développées pour favoriser la pousse des plantes ; enfin, des terres ont été réhabilitées, notamment par la technique traditionnelle du zaï. Au Niger et au Burkina Faso, des petits agriculteurs ont ainsi réussi à accroître de 40 à 100% leur production.

Ce sont ces solutions durables que SOS Sahel a commencé à mettre en œuvre dans les pays où elle opère et qu’il conviendrait aujourd’hui d’étendre à toute la région.

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